L’économie n’aime pas les populistes

L’Italie vient de plonger dans la troisième phase de récession en 10 ans. Le taux de chômage  a augmenté ( 11.7%). L’activité en Italie a été minée par les incertitudes de fin 2018 liées à la négociation du déficit avec Bruxelles. Les entreprises ont suspendu ou reporté leurs décisions d’investissements. Mais le risque que l’Italie court et fait courir à toute l’Europe se mesure à la défiance des investisseurs internationaux devant la conduite de ses affaires publiques. Les investisseurs internationaux n’acceptent de financer le train de vie de l’Italie avec un déficit budgétaire qui s’écarte de la cible négociée avec Bruxelles qu’en contrepartie du doublement du taux d’intérêt depuis un an.

En clair, cela signifie que la coalition extrême droite et mouvement cinq étoiles est  en train d’appauvrir l’Italie par sa politique idéologique et irréaliste.

L’Italie est endettée à hauteur de 1.3 fois sa richesse nationale. Le pays est donc très fragile. Si la situation économique internationale se dégradait, l’Italie se retrouverait avec des taux d’intérêts insoutenables comme ce fut le cas de la Grèce. Mais la taille de l’économie et des banques italiennes n’est pas celle des grecques et toute l’Europe serait en difficulté.

Il est donc important de comprendre qu’une alliance extrême droite et populisme de gauche est un corps étranger à la confiance nécessaire à la vie économique et à la stabilité européenne.

Les discours anti européens et crypto économiques de ces deux camps sont un grand danger  pour une Europe, toujours à construire, mais qui a permis 70 ans de paix et de prospérité pour tous ses membres.

Cette observation est valable pour la France et ses deux principaux partis anti-Européens, le RN et la France Insoumise.