Paul Polman, président d’Unilver (Lipton, Amora, fruit d’or, Cajoline, Persil…) a lancé une alerte en direction des dirigeants des grands groupes mondiaux. Il leur demande de tirer les conséquences de la menace du changement climatique et des conséquences sur les entreprises. Les céréales pour l’homme, l’animal et les bio-carburants ont besoin d’eau. Les anomalies climatiques vont faire évoluer brutalement les cours. Les plus pauvres vont en souffrir plus que les autres. La Chine et l’Inde, eldorados des constructeurs automobiles vont participer au grand déréglement climatique.  Même les hot dogs vendus au Canada à partir de produits récoltés dans différentes parties du monde devraient coûter  vingt fois leur prix s’ils tenaient compte des coûts engendrés sur l’environnement par les traitements, les transports et les emballages.

Jeremy Rifkin, le prospectiviste auteur de la troisième révolution industrielle, fait partie, lui,  des optimistes. Selon lui, une autre révolution est en marche associant la recombinaison des énergies, des transports, des communications et de la production. La région Nord Pas de Calais lui a d’ailleurs confié la réalisation d’un plan prospectif combinant les sources d’énergie, les moyens de transports et les communications. Ce plan vise à transformer un mode de production centralisée  en une économie de réseaux, décentralisée où la production d’énergie  et de biens de consommation courante se fera localement.

Il est évident que les banques, les sociétés de gestion et les intermédiaires financiers auront une part décisive dans le financement de cette  transformation de la société. Encore faut-il qu’ils soient conscients des logiques  qui présideront à cette transformation: partage d’informations, économie circulaire, sites de médications communautaires, mutualisme, sobriété…

Le modèle de CEP s’incrit dans cette logique. En reprenant collectivement le contrôle de l’affectation de notre épargne longue et en se faisant l’interprète démocratique, un homme, une voix,  de forces qui traversent la société (développement durable, bonne gestion sociale et efficacité économique), pour les traduire économiquement, CEP permet à chacun de participer à une transformation sociétale inévitable. Epargnons ensemble pour construire un monde vivable !